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Historique
C’est d’abord l’idée d’un homme issu d’un milieu familial ou les valeurs telles le partage et l’entraide se vivent au quotidien. Par exemple, dans l’entreprise familiale de fruits et légumes,il est monnaie courante d’offrir des paniers de nourriture afin de supporter les familles nécessiteuses ou encore, d’organiser des cuisines collectives moments privilégiés de rencontres et d’échanges.
On recevait beaucoup de la vie dit cet homme et il était donc normal pour nous de donner en retour. » Puis les années passent et chacun quitte un jour le nid familial afin de prendre sa propre route
Fort d’un réseau d’affaires développé dans l’entreprise familiale, il est aisé pour Martin Blouin de poursuivre sa carrière dans le domaine de l’alimentation. Pourtant, l’année 2003 marque un virage, une profonde réflexion s’impose car le cœur n’y est plus. La question est simple : Comment retrouver le feu sacré, renouer avec le plaisir dans le travail ? Au fil de sa réflexion, les souvenirs de son enfance refont surface ainsi que les valeurs familiales y étant rattachées. Il se souvient aussi de ses années d’implication comme bénévole au Grand Village, au Club Rotarie et au Centre François Charron. Tout cela éveille chez lui un sentiment d’urgence de retrouver cette satisfaction de contribuer au mieux-être de la communauté. Il lui devient alors bien clair que la dimension d’entraide devra désormais être liée au travail, quel qu’il soit.
Lorsque qu’une idée nouvelle nous envahit, avec sa charge d’enthousiasme, on ressent le besoin d’en discuter avec ses proches. D’une part pour voir si l’idée tient la route mais aussi dans l’espoir de se trouver des alliés. C'est d'abord avec sa sœur Nancy qu'il en discute. Celle-ci a développé une solide expertise comptable dans l'entreprise familiale. Elle s'occupait aussi la gestion des cuisines collectives, dossier dans lequel elle prenait plaisir à s'impliquer. André Gagnon est un ami de longue date, il est alors directeur des Gîtes Jeunesse (Auberge du Cœur). Les deux hommes sont préoccupés par la situation des jeunes. Il y a assurément de la place pour de nouveaux projets croient fermement monsieur Gagnon
Jocelyne Caouette est chargée de projets chez DesJardins. Voilà quelques temps elle a complété un certificat en toxicomanie,.caressant depuis longtemps le désir d’ouvrir une ressource d’aide. Elle se montre très intéressé au projet de son amie.
en aide aux jeunes et pourquoi pas.
La rencontre avec monsieur Jean-Louis Tremblay, qui fut directeur des langues à l’Université Laval ainsi que vice-doyen, se fait par l’entremise d’amis communs. M Tremblay est vendu au projet et assure Martin de sa collaboration.
« On était curieux de voir sur le terrain comment cela pouvait s’articuler. » Mettre sur pied des activités de financement en ayant comme objectifs de favoriser la participation des jeunes et de développer leur autonomie. Toutefois, le constat s’impose rapidement; pour bâtir un tel projet ce n’est pas tout d’avoir des d’idées, il faut d’abord une structure pour les mettre de l’avant et des fonds pour les actualiser. Et pourquoi pas un organisme à but non lucratif, une fondation ?
Le 25 avril 2006 naissait La Fondation Canadienne d’Entraide.
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